Visite du Mémorial de la Shoah à Paris

(actualisé le ) par Prisca Chevallier Curt

Les 304 ont visité le Mémorial de la Shoah, afin d’approfondir leurs connaissances sur l’histoire de l’antisémitisme, sur la propagande et sur la déportation des Juifs pendant la seconde guerre mondiale et de réfléchir au processus qui a entraîné les persécutions de 1933 à 1945. Ils étaient accompagnés de leur professeure d’Histoire, Mme Itier et de leur professeure de Français, moi-même !

Ils ont démarré la visite devant le Mur des Justes (Il porte les noms de plus de 3 900 hommes et femmes qui, au péril de leur vie, ont contribué au sauvetage de Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces personnes ont reçu le titre de « Juste parmi les Nations », décerné par le Musée Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem depuis 1963. À ce jour, plus de 24 000 personnes dans le monde ont reçu cette distinction.), puis sont passés par le Parvis : un cylindre de bronze porte les noms du Ghetto de Varsovie et des camps tels : Auschwitz, Belzec, Bergen-Belsen, Birkenau, Buchenwald, Chelmno, Dachau, Majdanek, Mauthausen, Sobibor, Struthof, Treblinka.

Ensuite ils ont accédé au Mur des Noms (76 000 Juifs de France déportés entre 1942 et 1944, dont 11450 enfants) et y ont retrouvé celui de Simone Veil, femme dont ils ont évoqué le destin exceptionnel en cours de Français.

Ils se sont rendus ensuite dans la crypte où se trouve le tombeau symbolique des six millions de Juifs morts sans sépulture. Dans ce lieu sont mêlées les cendres des martyrs recueillies dans les camps de la mort ainsi que dans les ruines du ghetto de Varsovie. Ces cendres ont été ensevelies le 24 février 1957 dans de la terre d’Israël, conformément à la tradition, par le grand Rabbin Jacob Kaplan.

Ils ont découvert le Fichier juif : il regroupe plusieurs fichiers mis en place entre 1941 et 1944 à l’initiative du gouvernement de Vichy et principalement de la Préfecture de Police. Les dossiers de la Préfecture de police comprennent les fichiers individuels et familiaux des Juifs arrêtés à Paris et dans le département de la Seine. Le « fichier juif » comprend également les fiches du camp de Drancy, de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande dans le Loiret. Tous ces fichiers présentent une subdivision spécifique aux enfants internés.

Ils ont ensuite été guidés dans le parcours de l’exposition permanente.

Tous ont été à l’écoute, attentifs et curieux. L’objectif a été atteint : se poser des questions sur les thématiques du racisme, de l’antisémitisme, de la Résistance, de la désobéissance et de l’importance de la Mémoire collective et personnelle !

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